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Mon petit monde de la figurine...Sans base, il n'y a pas de sommet... |
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4/27/2009 Commander Hannibal...Voici une réalisation d'un Général carthaginois "Hannibal", de la gamme PEGASO (Réf.: 75-031). L'échelle de cette pièce est du 75mm, en plomb. C'est une très belle pièce, offerte lors du concours de Sèvres en novembre 2007, et qui m'a été cédé par le président du club qui en avait eu 2. C'est une pièce qui a eu un grand succès, et présentée dans de nombreux concours. Elle est encore bien présente aujourd'hui. Il faut dire que la sculpture, la position du personnage, ne laisse pas indifférent. Et quand on l'a dans les mains, c'est encore plus merveilleux.
Un peu d'histoire… Tout le monde connaît Hannibal par sa fameuse traversée des Alpes… Mais qui était l'homme ? Hannibal de son nom BARCA, est né à Carthage (au nord est de la Tunisie) en 247 Av. JC et mort en 183 Av. JC à Bithynie (au nord ouest de la Turquie), appartenant à la famille des Barcides. En ce temps là, la société était fortement imprégnée de la culture Helléniste issue de l'Empire d'Alexandre le Grand. La ville de Carthage était une place forte dans les échanges commerciaux maritimes, et possédait également une grande flotte de guerre pour assurer notamment la sécurité des navires marchands. L'autre grande cité du moment était Rome, sa rivale. Les deux cités entrèrent en conflit en 264 av. JC jusqu'en 241 av. JC. C'est la première guerre punique. Rome en sort victorieuse. Par cette défaite, Hannibal a été élevé dans la haine de Rome. Il suit ainsi les traces de son père dans l'armée, où il montre une grande capacité d'endurance et de sang froid. Il est très apprécié par ses soldats. Hannibal succède logiquement à son beau frère à la tête de l'armée Carthaginoise en tant que commandant en chef. Un nouveau conflit s'engage entre Rome et Carthage, sur un différend de protectorat de cités. C'est la deuxième guerre punique. Le périple d'Hannibal part de l'Espagne (où Hasdrubal, beau frère d'Hannibal, y fondit la nouvelle Capitale, Carthagène, en Murcie au sud de l'Espagne), traverse successivement les Pyrénées (col du Perthus), puis les Alpes (col de Larche) pour rejoindre l'Italie du nord. Il n'arrivera jamais cependant à prendre la capitale Romaine. Il maintiendra quand même en Italie une armée pendant plus de dix ans, jusqu'à la bataille de Zama où il sera défait par les armées romaines de Scipion l'Africain. Il est contraint de signer un traité de paix avec Rome. Hannibal prend part de ce fait à la vie politique Carthaginoise. Il est élu Suffète (premier magistrat de Carthage, équivalent à Consul pour Rome) en 196 av. JC. Rivalités, décisions prises, amènent les oligarques à demander son départ. Hannibal choisit volontairement l'exil en 195 av. JC. Il voyage beaucoup, conseille des dirigeants, participe à des batailles. Il apportera notamment sa science auprès de Prusias 1ier en Bithynie. Du fait de sa notoriété, les Romains le considèrent alors comme une menace pour l'Empire. Il est trahit par son hôte, le roi Prusias 1ier. Pensant être livré à Titus Quinctius Flamininus, ambassadeur Romain, il choisit de se donner la mort en 183 av. JC. Hannibal a eu comme surnom, "père de la stratégie". Il a été considéré comme un grand stratège par les militaires dont Napoléon 1ier ou encore le duc de Wellington.1 Préparation… C'est ma deuxième pièce issue de la gamme PEGASO. La première est prête à peindre, mais je n'ai pas encore osé la commencer de peur de la rater !!! La qualité des pièces est très bonne, pratiquement aucune transformation ou réparation à effectuer. Que du bonheur ! La préparation des pièces est d'un classique habituel, ébarbage, nettoyage à l'eau savonneuse et séchage. Etant donné le poids de la pièce toute montée, j'ai positionné pratiquement sur toutes les pièces détachées des tenons : au niveau des pieds, de la jambe droite, de la tête, du manteau qui est composé de 3 pièces et du socle. Pour ce dernier, au vu de la position de la figurine, je suis obligé de le prendre en compte. Je l'ai donc préparé et positionné sur son socle en bois. Je comblerai ultérieurement les espaces vides avec de la roche liquide. Cette partie finie, j'ai commencé l'assemblage de la figurine, mais uniquement le manteau, le corps et la jambe droite. J'ai bouché ensuite à l'aide de MILLIPUT, les jonctions entre les différentes pièces qui composent le manteau, le lien manteau – corps, le casque et le plumet, le plumet et la queue du plumet. Je n'ai pas trouvé nécessaire de procéder de même sur la jambe droite, car le lien est fait au niveau du genou et de la jambière. Après séchage, j'ai poncé l'excédent de pâte de manière à ce que l'apport de pâte se fonde avec les éléments. J'effectue des essais de positionnement de la figurine sur son socle, pour voir si tout colle bien. Il vaut mieux le faire avant de sous coucher la figurine et surtout avant la peinture car si ça ne colle pas… patatras…. Pour une fois, je vais commencer par le socle pour qu'il accueille au mieux la figurine après peinture. Ce serait dommage de louper la fin… Finalement, après avoir rencontré Danipapa, je suis ses conseils en montant entièrement la figurine ! Dans le montage de la figurine, rien de particulier mis à part la peau de bête qui doit toucher le bras tendu (ce conseil m'a été donné par un figuriniste ayant rencontré ce problème). Car si l'on ne fait pas attention la peau de bête se retrouve en légère suspension au dessus du bras ! Autre essai en vu, c'est la réalisation des parties de l'armure. Je ne vais pas les sous-coucher en blanc. Je vais les traiter d'une autre manière. Je les protège donc à l'aide de papiers autocollants (mais pas trop). Je dirai même plus de petits bouts de papiers autocollants !!! Le tout prêt, je passe une sous couche blanche. Maintenant, aux pinceaux…
Général Hannibal... Hop, c'est parti ! Pour cette figurine, je pars sur la même optique que le Mameluk en ce qui concerne la lumière. Elle sera légèrement en diagonale pour mettre en avant les parties intéressantes de cette pièce, le visage, le bras allongé et les partis métalliques. Je ne change pas mes habitudes, je commence par le visage. Ayant pas trop mal réussi le visage du mameluk, je vais partir pour Hannibal sur d'autres teintes se rapprochant plus du type méditerranéen. Je vais partir sur une base de marron chocolat P872 très diluée, éclaircie à la terre foncée P874, marron sable P843, chair mat P955, chair claire P928 et Beige rouge P804. Suite au conseil de JPD, je vais essayer de mettre plus de vie dans ce visage. En rajoutant du bleu dans ma teinte pour le bas du visage, du rouge vers le milieu et du vert au pourtour des yeux. Je pars sur du marron pour les yeux. Je montre mes premiers résultats à mes petits camarades du club qui trouvent que ma teinte pour le visage est bien partie. Sur ce, heureusement que j'ai demandé un avis !!! Car Jacky me fait constater une ligne de moulage encore présente au niveau de la tête du loup !!! J'ai repris mon visage en l'éclaircissant un peu plus, toujours en suivant les conseils de JPD. Un peu plus de rouge sur le nez et les joues pour montrer que le froid est présent. J'ai fait de même sur les mains. J'ai également commencé la barbe que je vois plus en noir que je ne l'ai vu peinte (de couleur rousse !), et la crête du casque. Je reprends les yeux, surtout le droit. Je continue à travailler sur la barbe. J'ai commencé également à faire toutes les ombres qui me seront inaccessible et éviter ainsi de faire des bavures sur des parties déjà peintes. Toutes mes ombres sont préparées en fonction de la couleur future qui sera apposée. Je commence par le manteau sur une base de noir pour les parties hautes les plus profondes, puis j'éclaircie vers le bas en partant de ma base et en rajoutant du marron rouge P982 à 10%, du rouge cadmium brûlé P914 à 60% et du violet P960 à 30%. Je m'attaque ensuite au pantalon et à la chemise du personnage. Je pars sur une base orange Cam. Allemand P824, puis sable Irakien P819, beige P917, blanc cassé P820. Je continue sur les parties cuirs, base ombre brûlée P941, puis rouge foncé P946, marron orange P981, chair foncée P845. Je traite les chaussures du personnage, base ombre brûlée P941, puis marron orange P981, jaune désert P977.
Je profite du concours de Montrouge et de la présence des copains, pour leur montrer la figurine. Ils ont bien apprécié et m'ont donné quelques conseils supplémentaires sur les parties cuirs, visage et luminosité. C'est ce que je préfère le plus dans les concours, les copains et échangés les conseils, idées,… Que du bonheur ! Je rentre dans le vif du sujet pour le manteau. Je fais mes éclaircies et fondus, base marron rouge P982, puis écarlate 1ier Empire P817, chair bronzée P845. Pour les parties métalliques, notre Jacky national me montre sa technique, à partir de granule d'or d'encre d'imprimerie et d'essence de térébenthine. D'abord, dans un premier temps, j'ai passé plusieurs lavis d'acrylique d'ombre brûlée. Après séchage, Jacky me fait une démonstration. Il traite une moitié du casque me laissant l'autre moitié pour continuer !! Avant de commencer la peau de loup, j'effectue quelques recherches sur internet. Je prends quelques photos qui m'intéressent et les imprime. Ce qu'il y a de bien chez les loups, c'est la variété du pelage. On peut vraiment s'y amuser. A partir des photos extraites, je cherche dans ma palette de couleurs, celles qui seront le mieux adaptées. Ayant fais mon choix, je m'attaque à la bête. Je pars sur une base noir P950, puis glacis de terre P873, terre foncée P874, sable foncé P843, gris basalte P869, blanc P951. En même temps que la peau de bête, j'en profite pour faire le fourreau de l'épée, à partir d'une base rouge cadmium brûlée P814, puis éclaircies au rouge carmin P908, rose P958. Et commencer les éclaircies sur les autres parties comme le manteau, le visage, la barbe, la crête du casque, et quelques salissures discrètes sur le bas du manteau. La figurine est quasi terminée. Jacky me montre les éclaircies des parties métalliques à l'encre d'imprimerie argent, à utiliser avec parcimonie, et le traitement de l'épée à partir d'un jus de noir à l'huile. Dernière revue de détail avec Serge Franzoia Dernier petit point, traitement du reflet de la neige sur le manteau. Pour la luminosité issue de la neige, je pars de ma base d'origine marron rouge P982, avec du rouge cadmium brûlée P814 et du violet P960. Je rajoute à ce mélange une couleur bleu ciel profond P844.
Et voilà, c'est fini…
Le socle... Comme expliqué dans la préparation, je m'attache donc à commencer par le socle de manière à ce que la figurine s'y intègre parfaitement. Je commence par bien positionner le socle en plomb sur celui en bois. J'effectue les repérages nécessaires pour fixer l'ensemble. Cette opération faite, je perce 2 trous sur le socle en bois. J'y fixe le socle en plomb à l'aide de clous. L'ensemble est solidement fixé. Pour combler le vide autour du socle de plomb, j'utilise de la roche liquide de Prince August. La roche liquide me permet de bien ajuster la complémentarité des pieds de la figurine et de son emplacement, et de cacher la pointe des clous. J'en profite pour agrémenter le tout de quelques accessoires comme des herbes. Ces petits accessoires sont faciles à se procurer, il suffit de faire une petite balade en forêt ou sur la plage des vacances. Pour ceux qui n'habitent pas près de la mer, il faudra attendre les vacances d'été !!! Pour les herbes au 4 coins, Serge F. Il n'y a plus qu'à attendre que cela sèche… Puis sous couche blanche de l'ensemble, y compris la figurine.
Je fais quelques lavis de noir sur l'ensemble du socle. Sur les conseils d'un ancien du Club venu nous rendre visite avant le WE de Montrouge, je mélange toutes les couleurs utilisées jusqu'à présent pour la figurine et passe des glacis successifs. Cela permet d'harmoniser l'ensemble, en retrouvant les couleurs de la figurine. Le résultat est sympa ! Je reprends d'autres couleurs pour finir le rocher et le sol, en plaçant mes ombres et lumières, en partie, car je dois encore poser mon effet neige.
J'ai collé quelques petites herbes… je dirais recollé… Elles avaient été préalablement sous couchées. Il ne me reste plus qu'à les peindre. Je suis parti sur une base de noir P950, j'ai éclairci par des glacis avec du marron mat P984, puis terre P873, marron sable P876, et en rajoutant des tonalités de gris
Passage à l'effet de neige. Pour cela, j'utilise de la poudre de chez Andréa Miniatures, que l'on mélange à la colle blanche et avec 50% d'eau. Après, suivant l'épaisseur que l'on veut donner, on rajoute de la poudre blanche. Suivant la surface, on utilise une spatule pour l'appliquer. Pour ma part, j'ai utilisé un pic (pour les saucisses d'apéritifs !!!). Il permet quand même de bien étaler la texture et de ne pas rendre trop l'ensemble homogène, faire des petits tas de neige par exemple.
J'en mets en infime quantité sur le bas du manteau, les chaussures, le bas des jambières, la peau de loup.
1Toujours mes fidèles sources, http://fr.wikipedia.org/wiki/Hannibal_Barca La palette du Commander Hannibal...
2/9/2009 Mameluk, 1805Voici une réalisation d'un "Mameluk, 1805", de la gamme METAL MODELES (Réf.: MA). L'échelle de cette pièce est du 54mm, en plomb.
Comme toutes les figurines de cette gamme, c'est une très belle pièce. Celle – ci fait aussi parti de mes coups de cœur, aussi bien par son côté historique assez mal connu que par ses possibilités quand aux choix des couleurs. Je pense que cela doit être un des rares personnages historique sur lequel on peut varier les couleurs.
Un peu d'histoire… L'origine des Mameluks remontent à la mort de Genghis Khan en 1227. Son successeur Ogedei continua les conquêtes en Russie côté Europe et Chine. Vers 1230, le sultan d'Egypte, suite aux nombreuses victoires Mongols, décida de créer un corps de guerrier d'élite. Durant les conquêtes, les mongols ramenaient de nombreux esclaves, hommes, femmes et même enfants. Le sultan d'Egypte était intéressé par les enfants âgés entre 6 et 16 ans. Ses enfants étaient convertis à l'Islam et envoyés pratiquer l'art de l'équitation et de la guerre. Une fois entraîné, ils étaient incorporés dans le corps des Mameluks. Cette armée de Mameluk prit ainsi de plus en plus d'importance. Jusqu'en 1252, après une vingtaine d'année d'existence, les Mameluks assassinèrent le sultan Ashraf Moussa et créèrent leur propre dynastie. Ils étendirent leur Empire pendant 265 années. D'un autre côté, l'Empire Ottoman commençait à se tourner vers l'Egypte en 1516. Son armée sous l'égide de Selim I, battit les Mameluks à Marj Dabik le 24 août 1516. Selim I envahit l'Egypte et défit à Raydaniyah le 23 janvier 1517 le sultan Tuman Bey. Les Ottomans divisèrent ainsi l'Egypte en 24 provinces. Cette situation durera jusqu'au milieu du 18ième siècle. Mais l'empire Ottoman déclinait, ce qui profita aux sultans Mameluks vers 1760. Quelques 20 années plus tard, Napoléon Bonaparte envahit l'Egypte, qui était alors dirigé par deux Mameluks, Murad Bey, commandant des armées, et Ibrahim Bey, s'occupant du côté administratif. Le jeune Général Bonaparte avait gagné la gloire, acclamé par ses victoires lors de ses campagnes. Il était à la recherche d'autres conquêtes dans la mesure où l'Autriche et la Prusse avaient fait la paix. Le Général Bonaparte était un homme ambitieux, impitoyable et parfaitement avisé. Il se tourna alors vers la Méditerranée, et notamment l'Egypte. Le 19 mai 1798, une flotte française, de 280 cargos et 55 navires de guerre, naviguait vers Malte pour y installer ses bases. Cette armada comprenait 40 000 hommes, plus 167 artistes et scientifiques. Le 12 juin 1798, les forces françaises prenaient Malte. L'armada française arriva le 1ier juillet 1798 à Alexandrie et saisit les ports essentiels. Le 3 juillet 1798, l'armée française marchait vers le Caire, mais se faisait intercepter par les troupes de Murad Bey. Les têtes d'avant-garde des deux armées s'opposèrent à Subra Khit le 13 juillet 1798. Les Mameluks se replièrent sous la pression de l'armée française. Le 21 juillet 1798, 60 000 Mameluks s'assemblèrent. L'armée française recula sous la pression ennemie. Elle n'avait jusqu'à présent jamais rencontré une caste de guerriers aussi effrayants. Le 7 septembre 1798, Bonaparte décida d'engager des Mameluks dans son armée, faisant suite mi août à la destruction de sa flotte par l'amiral Nelson, l'empêchant ainsi de s'appuyer sur tous renforts possibles. En janvier 1799, l'armée française repartit en conquête, prit la ville de El Arish et Jaffa, mais fut stoppée à Acre. La ville ne put être prise suite aux maladies, accidents et une armée non adaptée au terrain, à la marche dans le désert et sous une chaleur accablante. L'armée française se retira vers le Caire. Le 15 juillet 1799, une armée Turque de 18 000 hommes se rassembla contre 6 000 côté français. L'armée française menée par le Général Lannes et le Général Murat, enfonça les positions Turques le 25 juillet 1799. Cette confrontation ne coûta qu'environ 900 morts côté français. Les nouvelles de France n'étant pas bonne, le Général Bonaparte décida de rentrer au pays, en laissant le commandement au Général Kléber, au soir du 22 août 1799. En Egypte, les campagnes Napoléoniennes continuaient. Un régiment de Mameluk fut créé le 26 octobre 1800, entraîné et organisé comme la cavalerie française. Au fil du temps, la situation française devenait de plus en plus désespérée en Egypte dû notamment aux attaques répétées de l'armée britannique. L'armée française quitta donc l'Egypte le 10 août 1801 pour un retour au pays. 760 Mameluks, Syriens, Egyptiens et grecques faisaient parti du voyage. Les Mameluks intégrèrent la garde personnel du Général Bonaparte, et furent dirigés vers les casernes de Melun comme ville de garnison. Tandis que les réfugiés non combattants et leur famille étaient envoyés vivre à Marseille, et ce jusqu'à la fin de l'Empire. Les Mameluks devinrent une curiosité dans la capitale Française, par leur uniforme, leur culture. Ce qui n'empêcha pas des rixes avec la population française, dû aux moqueries ou au barrage de la langue. Les Mameluks participèrent à toutes les campagnes Napoléoniennes. Ils furent de valeureux guerriers, courageux et fidèles. La seconde restauration fut un épisode douloureux pour ces hommes. C'était la période de la terreur blanche, la chasse à tous ceux qui avaient aidé Napoléon à retrouver son trône. A Marseille, les citoyens royalistes, aveuglés par la haine, commencèrent à assassiner les Mameluks et leur famille dans leur communauté. Plus d'un moururent en criant "Vive l'Empereur". Ingratitude de la France vis-à-vis des Mameluks, où le roi de France Louis XVIII décida de les confiner sur l'île Sainte Marguerite près de Cannes, ou en prison près de Melun. D'autres quittèrent la France pour l'Egypte le 23 juin 1817. Arrivé sur le sol Egyptien, les turques massacrèrent tous ceux qui avaient aidé la France.
Cette figurine pourrait très bien représenter ce personnage ayant vécu cette période : Yakoub Habaïbi. Cet homme choisit en effet de suivre le Général Bonaparte. Pourquoi ce personnage ? Parce qu'il aurait très bien pu croiser mon Sapeur du Génie de 1807, lors de la bataille de Dresde. Du fait d'avoir choisit la France, la famille de Yacoub Habaïdi fut tuée par les turques en représailles. Son arrivée en France ne fut pas simple dans la mesure où il n'y avait pas de poste de Colonel de libre, et fut donc considéré comme inactif. Il se retira à Melun. Son frère Daoud ayant été sérieusement blessé en Espagne, Yakoub proposa une fois de plus ses services à l'Empereur. Il fut nommé comme Chef d'escadron à la suite le 17 juillet 1813. Il joignit le corps des Mameluks à Dresde, et participa à toutes les campagnes Saxonnes. Distingué par son courage dans plus d'une occasion, il devint, durant la restauration, commandant d'armes de Melun.[1] Malheureusement, je n'ai pas pu trouver plus d'informations concernant cet homme.
Préparation… La préparation des pièces est d'un classique habituel, ébarbage, nettoyage à l'eau savonneuse et séchage. Au niveau montage, rien de particulier à signaler, tout se positionne au mieux. Je ferai l'assemblage de la figurine tout à la fin. Je commence également la préparation du socle pour que la figurine s'y intègre parfaitement et de manière à éviter toute manipulation après peinture. Le tout prêt, je passe la sous couche blanche sur la figurine. Maintenant, aux pinceaux…
Mameluk Yakoub Habaïbi... Une fois n'est pas coutume, je vais changer ma façon de traiter le visage. Il faut dire que là, j'y suis quand même un peu obligé dans la mesure où la peau du Mameluk est très typée. J'ai recherché dans ma bible personnelle de la figurine un exemple de teintes à utiliser. Evidemment, je trouve un document sur ce sujet issu d'une de mes nombreuses recherches sur internet. Je suis trop fort… Tiens… Ca me rappelle quelqu'un !!!! Les premiers résultats me paraissent concluants. Je finaliserais le visage un peu plus tard.
Je continue sur la coiffe de notre personnage, le turban blanc et le cahouc rouge (sorte de bonnet). Là, je suis parti d'une base blanche P951 et de marron clair P929 en petite quantité. J'attaque le mantanne (sorte de gilet sans manche) à partir d'une base ocre jaune P913, éclairci au jaune mat P953. En parallèle, je fais le béniche (robe à grandes manches très amples) sur une base de plusieurs teintes, vert olive foncé P968, vert olive moyen P850 et noir P950. J'éclaircis ensuite au vert olive foncé P968. Je n'ai pas pris beaucoup de photos intermédiaires !!!! Je continue donc sur le pantalon, où je parts sur mes teintes habituelles de rouge, base marron rouge P982, puis écarlate 1ier Empire P817, chair bronzée P845, mes ombres à partir d'un rouge cadmium brûlée P814, violet P960 et noir P950. Je m'attaque à une des parties délicates, les broderies. Pour celles du mantanne, je parts sur une base argent P997. Je continue sur les détails; couteau, pistolet, sabre, pipe, ceintures et les broderies des manches du béniche à partir d'une base or P996. Malgré toutes les précautions prises, j'ai le bout de la pipe qui s'est cassé ! Pour la ceinture en bandoulière, je suis parti sur une base de marron cuir foncé P871, puis du marron chocolat P872 et du noir P950. J'y ai également rajouté des broderies sur une base or P996 pour l'agrémenter. Je me suis également amusé à faire de même sur les manches du béniche, de l'épaule jusqu'au coude. Pour effectuer ce travail, j'ai suivi les conseils de Serge Franzoia. La figurine est presque finie. Je fignole quelques petits détails. Je reprend quand même une grosse partie du mantanne car certaines parties ont viré au vert sûrement dû au mélange de certaines couleurs…
Le socle... Comme expliqué dans la préparation, je m'attache donc à commencer par le socle de manière à ce que la figurine s'y intègre parfaitement. Je commence par protéger le socle en bois d'un ruban légèrement collant (celui dont on se sert en bricolage pour protéger des parties de débordement de peinture). L'avantage de ce type de ruban, est qu'il ne laisse pas de trace de colle et n'écaille pas le bois. Je ponce ensuite le dessus du socle pour qu'une colle puisse bien adhérer. Je fais des trous pour marquer l'emplacement de la figurine. Au début, je me suis servi de clous. Erreur… car j'ai réussi à en casser un !!! Je marque l'emplacement des trous par des cure-dents. Je passe ensuite du POLYFILLA sur la surface à l'aide d'une spatule. Dès l'application du POLYFILLA, je saupoudre la surface du socle de sable fin. J'attends que l'ensemble ai un peu séché mais pas trop pour maquer les traces de pas du mameluk. Le tout ayant séché, j'applique une première couche de peinture jaune désert. Les nombreuses manipulations du socle lors de la peinture de la figurine ont légèrement abîmés les arêtes, et de la matière est partie. Je comble ces imperfections à la pâte à bois, et en profite pour faire un léger relief. De la même manière que précédemment, je saupoudre de sable fin. Après séchage, je passe une couche de peinture d'ombre brûlé P941 très diluée pour marquer les ombres profondes. A l'aide d'un pinceau en langue de chat, je passe des glacis successifs de marron jaune P912, de sable Irakien P819 et de beige P917. Et pour finir, j'agrémente l'ensemble de différents pigments de peinture.
Et voilà encore une belle figurine sur laquelle j'ai pris beaucoup de plaisir…
[1] Source MAA n° 429 "Napoleon 's Mamelukes" par Ronald Pawly – illustré par Patrice Courcelle – OSPREY publishing. Livre que je vous conseille vivement d'avoir dans votre bibliothèque. Mameluk, 1805Palette de "Mameluk, 1805" :
11/18/2008 Au nom de la rose...Voici une réalisation d'un franciscain tiré du film "Le nom de la Rose", de la gamme ANDREA MINIATURES (Réf.: SF4-A19). L'échelle de cette pièce est du 54mm.
Cette pièce fait parti de mes coups de cœur. La boîte contient de nombreux accessoires sur lesquels on peut vraiment bien s'amuser, surtout dans les détails qu'ils offrent. Je l'ai acquise aussi pour l'offrir à …
Un peu d'histoire…
Cette figurine a été tiré entre autre du film "Le nom de la Rose", réalisé par Jean Jacques Annaud, en 1986, avec comme interprètes principaux Sean Connery, Michael Lonsdale, Christian Slater et Valentina Vargas. Mais, c'est aussi avant tout un roman de l'Italien Umberto Eco, paru en 1980.
L'intrigue se déroule au quatorzième siècle, 1327, dans une période où la Chrétienté est divisée entre le Pape Jean XXII et l'empereur Louis IV. Un ancien inquisiteur, Moine Franciscain, accompagné de son novice doit reprendre sa charge à la demande de l'Abbé, suite à la mort suspecte d'un des Moines. A l'abbaye, l'ancien inquisiteur se mêle à l'enquête…[1]
Les moines Franciscains[2] sont issus du même ordre ou ordre de frères mineurs. L'ordre Franciscain est un ordre religieux catholique né en Italie sous l'impulsion de François d'Assise[3] (29 avril 1182 – 3 octobre 1226).
Préparation…
La préparation des pièces est d'un classique habituel, ébarbage, nettoyage à l'eau savonneuse et séchage. J'ai positionné des tenons sur toutes les pièces liées au socle, le bureau, le tabouret, au niveau de la figurine dans sa position assise et de la tête.
Le tout prêt, je passe une sous couche blanche.
Maintenant, aux pinceaux…
Au nom de la Rose...
Hop, c'est parti ! Je ne change pas mes habitudes, je commence par le visage. Je continue toujours sur les mêmes bases de couleur. Je ne suis pas encore prêt à changer mes couleurs de bases pour d'autres teintes. La base est toujours du marron sable P876, éclaircies à la chair de base P815 et les ombres à partir de ma base plus du rouge cadmium brûlée P814. J'ai traité en même temps les autres parties visibles de la peau sauf la main situé sur le petit banc. Les cheveux ont été fait à partir d'une base gris sombre P994, éclaircies au gris foncé P836 et gris pâle P990.
J'ai attaqué ensuite la soutane de notre Moine Franciscain. Je suis parti sur une base assez foncée, marron kaki P988. J'y ai passé de nombreux lavis successifs, cela permet de bien détacher les parties claires et foncées, des plis par exemple. Je reviendrais un peu plus tard sur la soutane pour poser les premières éclaircies.
En parallèle, j'ai commencé le mobilier. J'ai opté pour une teinte de bois foncée. Je n'aime pas trop celle qui est représentée sur la boîte de la figurine. Pour le mobilier, je suis donc parti sur une base de marron acajou P846. là aussi, je m'applique à passer de nombreux lavis.
Retour sur la soutane, où je commence à traiter les éclaircies. Pour les éclaircies, je suis parti de ma base (marron kaki P988), en y ajoutant de l'uniforme japonais P923, de l'ocre vert P914 et du marron liège P847. Le rendu est pour l'instant uniforme. J'harmoniserai l'ensemble à la fin, les lumières devant être plus importante sur la partie haute du corps et beaucoup moins sur la partie basse. C'était déjà les premiers retours dont celui de Stéphane, notre imminent magicien de l'image et du son. Quoique dès fois, j'aimerai qu'il m'oublie !!!!
J'en profite pour commencer les sandales de notre moine Franciscain. Les sandales, rien à voir avec Stéphane. Quoique, je me demande… qui dit sandales… dit pied… qui dit pied… dit fesses… Ah oui, ça peut le faire !!!!! Je reprends le mobilier plus dans le détail, en travaillant mieux le bois si je puis dire ! J'en profite pour commencer à peindre les petits pots de peinture (base jaune désert P977) et d'encre (base acier graissé P865 et bronze clair PG057), le petit crayon (base acajou transparent P828 et bois naturel transparent P834), le livre et la plume (base noir P950, bleu de Prusse P965, éclaircies au bleu horizon P943 et bleu ciel P961).
Pour la pile de livres, j'ai voulu dès le départ varier dans la couleur des différentes couvertures, tout en gardant une certaine harmonie. Pour les livres, je suis parti pour tous sur une base ombre brûlée P941. En fonction de la couleur de la couverture, mes teintes ont été du vert sombre PG028, du bleu Sali foncé P807, du rouge cadmium brûlé P814 et du marron liège P847. Les dorures des livres ont été faites avec de l'or poli PG055. Je pense y être plutôt bien arrivé. A vous de m'en faire part !
Le grand moment de cette pièce, c'est le livre ouvert sur le bureau de travail. Je comptais réaliser moi-même l'enluminure sur les pages du livre. Dans la boîte, le fabricant fournissait deux pages d'enluminures en papier. Vous me direz : "normal, pour un livre !!!" Pour ma part, je trouvais que cela risquerait de jurer par rapport à l'ensemble. Je suis donc allé faire un tour sur internet pour essayer de récupérer quelques images. J'en ai trouvé un grand nombre, et en ai sélectionné quelques unes, pour au final n'en sélectionner que deux.
Internet est vraiment un outil exceptionnel. Avant de passer au travail d'enluminure, j'ai commencé par faire la partie bois, la couverture et les pages du livre (base beige P917, éclaircies successives au blanc P951). Roulement de tambour… grand moment… passage aux enluminures. J'ai essayé de rester le plus fidèle possible aux modèles. J'y ai passé une bonne dizaine d'heures.
Le socle... Pour une fois, je vais conserver le socle d'origine qui va très bien avec cette pièce, mais aussi, au fait que je ne voulais pas m'embarquer dans de gros travaux !
Pour le sol dallé, je suis parti sur une base de gris sombre P994, éclaircie avec du gris pierre P884 et du sable Irakien P819. Passage aux petits détails sur le socle. J'accentue les ombres au niveau du creux des dalles. Je fais ressortir les petites fissures des dalles. Je traite la petite souris à la recherche d'un petit bout de fromage !! Pour la souris, base ombre brûlée P941, éclaircie au marron beige P875 et chair bronzée P845, ombres au marron chocolat P872 et noir P950 pour les ombres plus profondes. Pour la feuille de papier, j'ai fait exprès de mettre une tâche d'encre car je me suis dit que si elle était par terre, c'était peut être du à un loupé de notre Moine dans son travail.
Maintenant, assemblage de l'ensemble des pièces sur le socle en bois. Cela n'a pas été simple de tout concorder. Heureusement que j'avais tout préparé à l'avance, sinon, c'était la galère assurée et sûrement, peinture abîmée !!! J'ai collé une grande partie de l'ensemble à l'araldite comme les tenons et le socle d'origine. Il ne reste plus qu'à attendre le séchage pour poser les dernières lumières et ombres…
J'y ai apporté les dernières petites retouches, placement des ombres et lumières, rectification des petits défauts en fonction des premiers retours que j'ai eus et voilà… [1] http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Nom_de_la_rose [2] http://fr.wikipedia.org/wiki/Franciscain |
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